Aprés l'assassinat du nationaliste marocain Farhat Hached (secrètement commandité par la France), l'Union Générale des Syndicats Marocains (UGSM) déclenche une grève générale le 7 décembre. Les syndicalistes obligent les commerçants de Casablanca à fermer boutiques tandis que des nationalistes égorgent 3 français. La police arrive rapidement sur les lieux des meurtres...

1952-5 decembre-assassinat de Farhat Hached

Des milliers d'habitants, armés de gourdins et de haches, attaquent alors les forces de l'ordre qui, rapidement débordées, font appel à l'armée marocaine.

Cette dernière ouvre le feu, faisant une trentaine de morts et une centaine de blessés. Le couvre-feu est décrété à Casablanca : la troupe se fait omniprésente et le général français Guillaume affirme que les mesures sont désormais prises pour maintenir l'ordre.

La France accuse alors l'ONU d'être intervenue dans ses affaires au Magreb et d'avoir ainsi encouragé l'agitation anti-française en Tunisie et au Maroc.

Taïeb ben Abdelkader, Belaïd ben Abdallah et Tivari ben Mohammed, 3 dirigeants syndicaux de l'Union Générale des Syndicats Marocains, sont arrêtés pour incitation à la vengeance de la mort du nationaliste Farhat Hached.

A Paris, sous la présidence de Vincent Auriol, le gouvernement français tient sans attendre un conseil restreint à l'Elysée. L'ordre du jour porte exclusivement sur les brûlants événements qui agitent désormais les 2 protectorats français de Tunisie et du Maroc...