A la mi-octobre, le général Mohamed Lamari annonce le début d'une répression sans merci, laquelle va permettre à l'armée algérienne d'éradiquer totalement les réseaux islamistes qui sévissent dans le pays. Le 29, Liamine Zeroual, chef de l'état algérien, déclare qu'aucun dialogue ne sera possible avec les représentants du Front Islamique du Salut (FIS) tant qu'ils cautionneront les actes de terrorisme.

1994-172 otages a Marseille

Le 24 décembre, en guise de réponse, un commando islamiste s'empare d'un Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger et assassine 3 de ses passagers (dont un fonctionnaire de l'Ambassade de France en Algérie).

Le 25 décembre, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, accuse l'Algérie de ne pas transmettre à la France toutes les informations dont elle dispose. 

Edouard Balladur, le premier ministre de la France, renchérit en déclarant qu'il tient les autorités algériennes pour responsables de la sécurité des otages.

L'Algérie autorise aussitôt l'avion, le commando et ses 172 otages à s'envoler pour la France...


Ils atterrissent à Marseille et, le 26 décembre, des négociations commencent entre les autorités françaises et les 5 membres du commando islamiste.


Ces derniers, qui veulent le plein de kérosène pour pouvoir poursuivre leur vol jusqu'à Paris, se heurtent au refus catégorique du gouvernement français. Les islamistes menacent alors d'assassiner d'autres passagers et exigent que la France cesse d'apporter l'importante aide militaire qu'elle a jusqu'à maintenant procurée au pouvoir algérien. Cette exigence a, par ailleurs, déjà coûté la vie à 22 français résidant en Algérie...