En 1907, à l'âge de 16 ans, Helmut Herzfeld étudie successivement la peinture, les Arts décoratifs et le graphisme publicitaire avant d'intégrer, en 1913, l'Ecole d'art et d'artisanat de Berlin. Après s'être libéré de ses obligations militaires en 1915, il s'obstine à transformer son nom en John Heartfield pour protester contre l'anti-britannisme de son pays, alors que la police refuse d'enregistrer ce pseudonyme.

1924-John Heartfield

Avec son frère Wieland, il crée les Editions Malik, en 1917, et édite la revue Nouvelle Jeunesse.

En 1918, il adhère dés sa création au Parti Communiste Allemand (KPD) et, en 1919, appelle à la grève quand Rosa Luxemburg est assassinée.

Il édite une revue satirique, rapidement interdite, avant de travailler au mensuel L'Opposant. Puis, en 1923, il collabore pleinement à l'hebdomadaire satirique La Matraque.

Il réalise en 1924 son tout 1er photomontage, lequel "commémore le 10ème anniversaire de la Grande Guerre".

Heartfield part en 1931 en URSS et expose ses photomontages à Moscou. Lorsqu'il revient en Allemagne, en avril 1933, les S.A. occupe sa maison à Berlin.

Il se réfugie alors à Prague où il poursuit son travail pour les Editions Malik. En 1936, l'ambassadeur de l'Allemagne nazie obtient la saisie de ses oeuvres...

Toutefois, en 1938, le gouvernement tchèque refuse fermement de l'extrader. Par prudence, Heartfield part pour Londres. Là, il est enfermé dans un camp, jusqu'en 1945. Puis, en 1950, il revient enfin en Allemagne. La RDA lui décerne le Prix national d'art. Entre 1958 et 1967, il va alors enchaîner une vingtaine d'expositions dans le monde. Avant celle de Londres, il meurt le 26 avril 1968, à 77 ans, dans sa ville natale de Berlin.