En 1935, Boris Vian a 15 ans quand il obtient le baccalauréat de latin et grec. Puis, avec des amis de Ville-d'Avray, il forme Mon prince et ses voyous, un orchestre de Jazz qui fait danser la jeunesse de la ville. En 1937, il devient un inconditionnel de l'américain Duke Ellington, de passage à Paris. Puis il entre au lycée Condorcet pour faire des études scientifiques et, en 1939, intègre l'Ecole Centrale.

1950-carte de presse de Boris Vian

En 1940, il est militairement exempté et, en 1941, Boris Vian, devenu chroniqueur littéraire, écrit son 1er roman Troubles dans les Andains.

Il exprime son hostilité envers l'occupant en se mêlant aux "zazous" existentialistes, provocateurs, anglophiles et (comme lui) fanatiques de Jazz.

En 1942, Boris Vian joue de la trompette dans l'orchestre clandestin de Jazz de Claude Abadie et, en 1945, est très heureux de pouvoir, enfin, jouer au grand jour de ce que les nazis appelaient "de la musique de nègres".

Avec l'éditeur Jean d'Halluin, il décident en 1946 de monter un canular littéraire : Boris Vian écrit J'irais cracher sur vos tombes et ce roman érotique est présenté comme étant celui d'un auteur américain nommé Vernon Sullivan... qu'il n'aurait fait que traduire. Trois mois après la parution du livre, le Cartel d'action morale et sociale porte plainte pour incitation à la débauche : en 1947, la justice décide de classer la plainte.

Le roman est réédité en 1948 et le Cartel dépose une nouvelle plainte. En 1950, Boris Vian est condamné à 100.000 francs d'amende pour outrages aux bonnes moeurs. L'écrivain fait appel et, en 1953, est condamné à 15 jours de prison mais... bénéficie d'une amnistie. Le 23 juin 1959, épuisé par la maladie, l'écriture, la musique, le cinéma, le théâtre, la radio, la poésie et la peinture, Boris Vian s'éteint à l'âge de 39 ans.