A la suite des émeutes qui ont embrasées le coeur de Budapest le 24 octobre, le couvre-feu est instauré de 18 heures à 6 heures du matin. La population est invitée à rester chez elle et à verrouiller ses portes. La nuit suivante, le feu est mis au bâtiment de Szabad, le journal du Parti Communiste. Au micro de Radio Budapest, Imre Nagy promet alors de demander à l'URSS le retrait de ses troupes de Hongrie...

1956-blindes sovietiques a Budapest

En Pologne, malgré les appels au calme de Wladyslaw Gomulka, les manifestations antisoviétiques se sont multipliées à Varsovie et les forces de sécurité sont intervenues.

L'agence Tass, en URSS, affirme que le gouvernement hongrois a demandé l'aide de l'Armée Rouge pour "mater" l'insurrection.

Berlin-Est, les milices populaires sont mises en état d'alerte dans toutes les entreprises.

Le 25 octobre, toutes les communications entre la Hongrie et l'Autriche sont interrompues et les patrouilles hongroises sont renforcées sur la frontière. Depuis la veille, des militaires postés à 30 km de Budapest interdisent tout passage aux étrangers et plusieurs divisions de l'Armée Rouge sont venues renforcer le dispositif. L'Autriche double alors ses effectifs sur sa frontière.

Elle prend également des mesures pour accueillir, si besoin, un grand nombre de réfugiés. Radio Budapest annonce que les émeutiers ont 24 heures pour rendre leurs armes s'ils veulent bénéficier d'une amnistie. Dans le cas contraire, ce sera la peine de mort. Volkstimme, journal du Parti Communiste Autrichien dénonce quant à lui ceux "qui ont tentés de renverser le pouvoir ouvrier en Hongrie et en Pologne".