Hostiles à tout règlement pacifique, les gouvernements arabes du Moyen-Orient font subir un boycott économique à Israël dans le but de l'asphyxier. Puis, en septembre 1955, l'URSS livre des armes à l'Egypte. Israël décide qu'il est désormais en droit de déclencher une guerre préventive contre l'Egypte. Mais les USA, l'URSS, l'Angleterre et la France expriment leur opposition et Israël abandonne son projet guerrier...

1955-frontiere israelo-egyptienne

L'URSS considère qu'Israël a légalement le droit de faire passer ses bateaux dans le Canal de Suez. Pour contrer les plans de l'Egypte du colonel Nasser, l'Angleterre et la France adoptent la ligne de l'URSS.

Mais, le 30 octobre 1956, l'armée israëlienne envahit le Sinaï égyptien, fonce vers le Canal de Suez et parvient ensuite à encercler la moitié des troupes égyptiennes.

Les USA réclament aussitôt une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. De leur côté, la France et l'Angleterre adoptent une attitude de soutien à l'Etat juif, exprimée à la fois par Guy Mollet et par sir Anthony Eden.

Le gouvernement américain considère qu'Israël est l'agresseur et lui demande de cesser immédiatement le combat. L'Angleterre et la France menacent les USA d'utiliser leur droit de véto et envisagent même d'occuper militairement le Canal de Suez. L'Irak se déclare prête à faire face à "ses obligations" tandis que la Syrie et la Jordanie sont déja en train de masser leurs troupes le long de la frontière israëlienne. Radio Moscou qualifie alors l'attaque de l'armée israëlienne de "complot des puissances occidentales pour internationaliser le Canal de Suez"...