Pendant les nombreuses années que son mari passe en prison, Winnie Mandela milite et résiste à la brutalité du pouvoir des blancs d'Afrique du Sud. Au bout de 10 ans de lutte contre l'apartheid, elle devient l'idole des ghettos noirs. Mais, en 1977, le gouvernement se débarrasse d'elle en la condamnant à l'exil. Winnie Mandela retrouve son pays natal en 1985 et elle se livre alors à de nombreux dérapages politiques...

1991_Winnie_Mandela

Si bien qu'en février 1989, elle est désavouée par une majorité des membres du Congrés National Africain (ANC) dont elle ne représente plus désormais que l'aile dure.

Puis, son mari Nelson Mandela, vice-président de l'ANC, engage des pourparlers interraciaux avec le gouvernement blanc.

Hasard ou circonstance, la justice sud-africaine la déclare alors coupable d'enlèvement et de complicité de coups et blessures.


En mai 1991, la Cour suprême de Johannesbourg la condamne à 6 ans de détention.


Winnie Mandela accuse aussitôt les médias d'avoir propagé à son égard des nouvelles "tendancieuses" et incite ses partisans à la soutenir.

Ces derniers considèrent comme absolument insupportable une condamnation qui a été, selon eux, prononcée par des blancs craignant de la voir devenir demain la "première dame du pays".

Ils rappellent que les seuls motifs que la justice a retenue contre Winnie Mandela sont qu'elle "joue avec la vie des autres" et qu'elle "manque de compassion à l'égard des victimes de l'enlèvement". L'ancien chef d'état-major de l'ANC, partisan comme Winnie Mandela de la méthode dure, jure alors qu'il libérera "la femme du chef" dés que le Congrés National Africain aura pris le pouvoir...