Après avoir obtenu son diplôme d'avocat et s'être intéressée à l'économie, Margaret Hilda Tatcher aime affirmer que c'est auprès de son père, dans son épicerie de Grantham, dans le Lincolnshire, qu'elle a le mieux appris la gestion. L'avocate devient en 1959 secrétaire d'état à l'Education et aux Sciences dans le gouvernement d'Edward Heath, qu'elle trahit et à qui elle prend la tête du Parti Conservateur en 1975...

1990-Margaret Tatcher

Le travailliste Harold Wilson est alors 1er ministre mais de pernicieuses rumeurs affirment qu'il est entouré de "taupes soviétiques".

Sa mauvaise santé l'amène, en 1976, à céder sa place de chef du Parti Travailliste et de chef du gouvernement à James Callaghan.

En 1979, les conservateurs l'emportent et Margaret Tatcher devient 1er ministre. Elle annonce alors qu'elle va faire une "révolution conservatrice libérale"...

Elle se détourne donc du conservatisme paternaliste, assume son anticommunisme et attaque de front les puissants syndicats britanniques.

Lorsqu'elle applique son programme antisocial, la presse soviétique l'appelle la "Dame de fer", un surnom que la presse européenne reprend en choeur.

Tatcher reproche aux travaillistes d'avoir gaspillé l'argent des contribuables quand, elle, est parvenue à rembourser la totalité de la dette publique.

Puis, en 1990, elle est à son tour trahie : les conservateurs ont choisi de la sacrifier pour assurer la victoire électorale de leur camp.

Le  22 novembre 1990, l'impopulaire Margaret Tatcher s'incline, annonce qu'elle quitte ses fonctions de 1er ministre et qu'elle ne briguera pas la présidence du parti. Trois membres de son gouvernement, Michael Heseltine, Douglas Hurd et John Major, se déclarent candidats à sa succession. La démission de Tatcher provoque une forte hausse de la livre à la Bourse de Londres.