En juin 1961, le général irakien Abdel Karim Kassem prétend qu'en accordant une "fausse indépendance" au Koweit, les britanniques ont spolié l'Irak de Basra, sa 19ème province. Le général Kassem envisage alors de la reprendre militairement mais le gouvernement koweitien appelle les anglais à son secours et des troupes britanniques arrivent aussitôt au Koweit. Par la suite, elles sont remplacées par une force arabe.

1990-Koweit-emir Djaber III

En 1963, Kassem perd le pouvoir et l'Irak  admet du bout des lèvres l'existence du Koweit

Cependant, les problèmes de tracés de la frontière irako-koweitienne vont continuer à polluer les relations entre ces 2 pays pendant des décennies.

En 1990, Saddam Hussein accuse le Koweit de grignoter le territoire de l'Irak et de lui voler son pétrole depuis 10 ans. Il envoie alors son armée occuper ce pays minuscule mais riche. 

Le dictateur irakien justifie cette occupation en affirmant que c'est le gouvernement koweitien nouvellement élu qui a demandé la protection de l'Irak.

Pour l'heure, l'entrée des troupes irakiennes au Koweit n'a pas provoqué de réaction dans les pays arabes.


L'émir Djaber III, monarque du Koweit, a pu quitter son pays à temps pour trouver refuge en Arabie Saoudite


De leur côté, les USA ont gelé tous les avoirs irakiens qu'ils détiennent. Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné à l'unanimité l'invasion irakienne et a exigé le retrait immédiat de son armée. Les Etats-Unis ont appuyé cette décision en envoyant aussitôt un porte-avions vers le Koweit. Par ailleurs, depuis le jour de l'aggression militaire de Saddam Hussein, les prix du pétrole n'ont cessé de flamber sur les marchés mondiaux...