Le 8 novembre 1918, le comte Oberndorff et le général von Winterfeldt se rendent en train à la station de Rethondes où, à bord d'un wagon-bureau, ils officialisent de leurs signatures la défaite de l'Allemagne. Par la suite, Robert Fournier-Sarlovèze (député-maire de Compiègne) demande à l'architecte Magès d'aménager cet endroit en "Clairière de l'Armistice" et fait appel au ferronnier d'art Edgar William Brandt...

P1160489


Ce dernier réalise un monument à la gloire des alsaciens et des lorrains avec les fonds recueillis par le journal Le Matin.


Cette clairière historique est inaugurée le 11 novembre 1922 par Alexandre Millerand, président de la République française.

L'américain Henry Fleming offre alors assez d'argent pour y construire un musée où le wagon de la signature est, par la suite, abrité et montré aux nombreux visiteurs du lieu.

Le musée est inauguré le 11 novembre 1927 en présence du maréchal Foch et du général Weygand.

En 1929, le maréchal Foch décède et, en 1937, sa statue est érigée sur la "Clairière de l'Armistice".

Deux ans plus tard, la France entre en guerre contre l'Allemagne et capitule en 1940. Adolf Hitler fait alors détruire la clairière : les plantations sont arrachées, les allées labourées et le monument est descellé et démonté...

Ses pierres et le wagon sont expédiés à Berlin tandis que le musée est entièrement rasé. Hitler laisse la statue de Foch comme témoin de la défaite de la France. Au cours d'un bombardement de Berlin, le wagon est détruit. Le 1er septembre 1944, Compiègne est libérée et, en 1949, une copie du wagon de la signature de l'armistice est réalisée. Elle prend alors place dans le musée qui vient d'être reconstruit.