Le dictateur roumain Nicolae Ceausescu a, certes, été renversé à la mi-décembre mais les membres du jeune Conseil du Front de Salut National (CFSN) restent sur leurs gardes et continuent de craindre les actes de violence de la terrible Securitate, la police politique de Ceausescu, bien que de trés rares coups de feu aient été tirés à Bucarest où le calme semble s'installer peu à peu.

1989-camps diriges par la Securitate

Le général Nicolae Militaru, le nouveau ministre de la Défense, a adressé un ultimatum aux membres de la Securitate et leur a demandé de rendre leurs armes. Mille d'entre eux l'ont fait mais il a fallu en arrêter plusieurs milliers d'autres. De plus, des centaines d'irréductibles restent introuvables. Cazimir Ionescu, vice-président du CFSN, rappelle que ces hommes, surentraînés et sur-armés, sont un réel danger.

Ionescu a également déclaré que la Roumanie a opté pour un régime démocratique et que des élections libres auront lieu en avril 1990. De son côté, le parlement polonais décide d'abolir le rôle dirigeant du Parti Communiste  le 29 décembre et déclare qu'elle n'est désormais plus une République populaire. La Bulgarie a, quant à elle, mis en plus fin à l'assimilation forcée des musulmans bulgares.

Après que son pays ait abandonné le régime communiste, Vaclav Havel a été élu président de la République de Tchecoslovaquie. La première décision  prise par le nouveau président a été de décréter une amnistie générale pour le 1er janvier 1990. Puis il est parti en visite en Allemagne Fédérale, avant de faire, dans la foulée, la même chose en République Démocratique d'Allemagne.