Au mois de mai, plus de 90% des électeurs participent à l'élection des élus de la Chambre et à celle du Sénat italien. Lauro, l'ex maire de Naples, a dépensé en pure perte plusieurs milliards de lires pour faire élire des membres du Parti Monarchique Populaire et, malgré l'arrivée de 2 millions de jeunes électeurs qui leur sont plutôt favorables, l'extrême-droite nationaliste est en net recul partout dans le pays. 

1958-Amintore Fanfani

Le Parti Communiste obtient 6,7 millions de voix et le Parti Socialiste 4 millions. A eux 2, ils représentent plus du tiers des électeurs.

Face à ce bloc important, la Démocratie Chrétienne n'a que trés légèrement progressé...

Son aile gauche propose timidement d'ouvrir le parti au centre gauche mais la hiérarchie écclésiastique et les industriels qui financent la Démocratie Chrétienne s'y opposent avec la plus extrême fermeté.

Malgré le soutien massif du patronat italien, les libéraux ne gagnent que 0,5% et l'alliance des républicains avec un nouveau parti radical fortement anti-clérical lui a fait perdre une partie de ses électeurs.

Quant aux sociaux-démocrates, ils se maintiennent à un niveau peu élevé.

Il semble donc évident que seuls 2 grandes forces politiques émergent de ce scrutin : la gauche socialo-communiste et la droite démocrate-chrétienne.

Entre ces deux camps résolument hostiles l'un envers l'autre, le paysage politique italien ressemble dorénavant à un désert politique, parsemé ici et là de quelques rares miettes de partis.


Et, dans ces conditions, le sénateur démocrate-chrétien Amintore Fanfani va sans doute éprouver quelques difficultés pour rassembler une majorité stable et parvenir ainsi à gouverner l'Italie...