Arrivé début juin à Alger, le général de Gaulle y est accueilli par une foule qui crie "Vive de Gaulle", " Vive Soustelle" et "Algérie française". De Gaulle, le nouveau chef du gouvernement, est reçu par le général Raoul Salan, par le gaulliste Jacques Soustelle et par les membres du Comité de Salut Public  du 13 mai. Ce "mouvement du 13 mai" rassemble une palette de personnalités algéroises plutôt hétéroclites...

1958-Alger

Il regroupe des officiers parachutistes qui considèrent qu'ils ont été humiliés, des algérois qui pensent qu'ils ont été abandonnés par la métropole, des hommes dont l'objectif secret est de "faire tomber le régime", les gaullistes L'Hostis et Delbecque, qui se disent prêts à appliquer les directives de Charles de Gaulle et des hommes influents à Alger, comme Merlo, Goutaillier, Martel, Lagaillarde et Roseau

Le général Jacques Massu, chef de la 10ème division de parachutistes et co-président du "mouvement du 13 mai", prend grand soin de ne pas entrer ouvertement en conflit avec le général de Gaulle. Il annonce donc que le Comité laissera sa place au futur ministre de l'Algérie. Mais le général Salan a tenu à rappeler que les statuts du "mouvement du 13 mai" autorisent le Comité à seconder le ministre.

Le général de Gaulle, en rétablissant le général Paul Ely à la tête de l'état-major des forces armées françaises et en prenant lui-même (en plus de son poste de chef du gouvernement) la fonction de ministre de la Défense Nationale, opère une véritable reprise en main de l'appareil militaire, laquelle a été jugé par lui urgente et totalement prioritaire...