Commencée le 20 août, l'invasion du Koweit par l'Irak accentue brutalement la chute des marchés boursiers partout dans le monde. Alors que les places financières n'étaient déjà pas très euphoriques, l'agression du Koweit par Saddam Hussein a amplifiée ce qui ressemble à une crise et aucun spécialiste financier ne se hasarde désormais à pronostiquer ce qui va se passer dans les jours à venir...

1990-Saddam Hussein

La seule certitude est que toutes les places financières mondiales s'effondrent.


Depuis le début de ce que les journalistes nomment maintenant "la crise du Golfe", la bourse de Paris a perdu 22%, Tokyo 18%, Londres, Francfort et New York plus de 10%.


A Paris, François Mitterrandle président français, parle désormais de logique de guerre et il a convoqué à cet effet le parlement en cession extraordinaire.

Les USA, l'Angleterre et la France exigent de l'Irak qu'elle évacue sans délai le Koweit et libère les étrangers qu'il retient comme prisonniers.

Les 3 pays occidentaux ont donc totalement rejetés la demande de dialogue qu'a proposé Tarek Aziz, le chef de la diplomatie irakienne. Pour leur part, les Etats-Unis poursuivent activement leurs préparatifs militaires dans le Golfe Persique.

Les différents pays d'Europe qui sont impliqués dans cette crise organisent déjà, de leur côté, la coordination de leurs futures activités militaires. Les dirigeants européens ont, par ailleurs, demandé à l'ONU de prendre des mesures pour que l'embargo contre l'Irak soit réellement respecté par tous les pays du monde.