Le général von Hausen est l'un des 300 membres du Grand Etat-Major Impérial. Issus de l'Académie de Guerre, il commande les saxons de la 3ème armée sur une ligne qui s'étend de la montagne de Reims jusqu'à l'Argonne. Il souffre désormais du typhus qu'il a attrapé dans la Marne. A la mi-septembre, il donne à ses troupes l'ordre de mettre en place un efficace dispositif pour bloquer l'armée française sur place... 

1914-la guerre immobile

Les allemands réalisent donc un maillage de robustes fortins, posés sur les hauteurs et reliés entre eux par un ingénieux réseau de tranchées souterraines.

Ils reçoivent les noms des endroits où ils ont été construits (Ferme Beauséjour, Bois Sabot, Trou Bricot, Tahure) et entourent une imprenable pièce-maîtresse sur la cote 192 : la Ferme de Navarin...

Deux mitrailleuses y sont mises en batterie et, en 3 mois, elles déciment les 100.000 hommes de la 4ème armée française qui avait pour mission de s'en emparer.

Chaque offensive lui coûte un millier de soldats mais le général Joffre s'obstine. Il ira même jusqu'à affirmer : "je les grignote !".

Finalement, l'armée française décide à son tour de creuser des tranchées, en face de celles des allemands. Par contre, les siennes sont à ciel-ouvert et sont creusées à la hâte : la France est en position offensive et ses soldats doivent théoriquement n'y rester que peu de temps !

Le 2 octobre, le Grand Quartier Général donne toutefois l'ordre d'envoyer à chaque armée française 100 tonnes de "ronces artificielles" en fil de fer barbelé. Disposées en protection devant les tranchées, elles officialisent le début de la guerre des tranchées.