Dans le livre "Une Histoire du Service Secret Britannique", Richard Deacon révèle que les activités de fonderie de la famille de Wendel ont indistinctement lieu en France et en Allemagne depuis l'annexion en 1870, par cette dernière, de l'Alsace et de la Lorraine. En 1914, les hauts-fourneaux et les usines d'armement de  Thionville et de Briey, qui appartiennent à François de Wendel, sont donc en territoire allemand.

François-de-Wendel

Un accord tacite prévoit qu'en cas de guerre entre la France et l'Allemagne, les troupes françaises n'approcheront jamais à moins de 22 kilomètres des usines...

Lors de la déclaration de guerre, l'état-major français respecte cet accord surprenant.

Le journal Neuste Nachrichten affirme alors que si l'armée française l'avait foulé aux pieds dés le 1er jour, la guerre se serait terminée par une victoire de la France en 6 mois.

Plusieurs millions de morts auraient ainsi été évités mais les hauts-fourneaux et les fabriques d'armes de la famille de Wendel sont intouchables pour plusieurs raisons... 

Charles de Wendel est député du Reichstag et dirige en Allemagne la société Les Petits-Fils de François de Wendel...

En France, son cousin François est sénateur de Meurthe-et-Moselle et co-dirige, avec la famille Schneider, la société Wendel et Compagnie.

Ailleurs, la société anglaise Vickers achète à la société allemande Krupp les brevets des obus à longue portée que tirent ses canons "Grosse Bertha". Leur accord commercial prévoit que Vickers payera un shilling et 3 pences pour chaque obus (à 3000 marks pièce) que les 10 canons géants tireront. Quatre ans durant, Vickers va ainsi payer pour chaque projectile que les "Grosse Bertha" envoyent sur les troupes françaises, belges et... britanniques.