Quittant son attitude rigide et intransigeante, le 1er ministre conservateur Harold Macmillan propose le 4 juin de négocier avec les dirigeants syndicaux. Mais les employés des autobus, en grève depuis 5 semaines, affirment qu'ils sont désormais prêts à continuer jusqu'à... Noël ! La régie des transports clame quant à elle qu'elle ne cèdera pas et ne donnera rien de plus que les 8 shillings accordés aux 36.000 conducteurs.

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Les grévistes campent sur leurs positions et continuent d'exiger que les 14.000 autres salariés aient la même augmentation.

Une seconde grève éclate dans les transports quand 1.700 conducteurs de camions de viande se voient refuser les 15% d'augmentation qu'ils réclament.

Après 3 semaines de blocage, 6.000 porteurs du marché national, qui se déclarent simplement solidaires du combat que mènent les chauffeurs, entament une grève de soutien.

Ils sont à leur tour rejoints par 4.500 dockers, lesquels, par solidarité, refusent de décharger la viande qui arrive par bateau dans le port de Londres.

Une bonne moitié de l'activité portuaire se retrouve bloquée et 1.000 tonnes de viande, de pommes de terre, de bacon, de beurre, de tomates et d'oignons commencent à pourrir.

Les magasins commencent eux à se vider.  Les dockers appellent désormais les syndicats à transformer cette action en grève générale...

Trois millions d'adhérents de la Confédération des chantiers navals et de la métallurgie réclament alors une baisse de leur temps de travail (après 1 an de blocage de leurs salaires) et 600.000 mineurs déclarent qu'ils veulent la même chose. Aux revendications des ouvriers, les employeurs répondent par des refus catégoriques. Les conflits risquent donc de perdurer et l'Angleterre de s'enfoncer dans la paralysie...