En 1946, les communistes de la zone d'occupation soviétique obligent le Parti Social-Démocrate à fusionner avec le Parti Communiste d'Allemagne de l'Est. Il en naît un nouveau parti, dominé par les communistes, qui prend le nom de Parti Socialiste Unifié d'Allemagne (SED). Quarante-trois ans plus tard, les 2800 délégués communistes du SED décident d'abandonner ce nom de Parti Socialiste Unifié d'Allemagne... 

1989-Gregor Gysi


Ils élisent alors le réformateur Gregor Gysi à la tête de leur parti unique (désormais sans nom), suppriment le Comité central, le bureau politique et le poste de secrétaire général.


Leur Congrés extraordinaire va désormais devoir choisir un nouveau programme et de nouveaux statuts. Une partie des députés clame que, pour les prochaines élections, ils devront abandonner leur étiquette de "communiste".

Beaucoup sont convaincus que le maintien du nom Parti Socialiste Unifié d'Allemagne, trop chargé de mauvais souvenirs pour les allemands de l'est, est suffisant pour leur faire perdre le pouvoir.

Ils affirment par ailleurs que le seul fait de changer le nom du parti sera perçu par la population comme le signal d'un changement de cap politique et plusieurs des 2800 délégués appelent alors à s'engager sur la voie de la... démocratie.  

A Prague, les négociations entre le pouvoir et l'opposition débouchent sur la formation d'un gouvernement dans lequel les communistes sont minoritaires. A Moscou, la réunion du Comité central du Parti Communiste est interrompue à plusieurs reprises par les mises en garde des "conservateurs". A Sofia, le Comité central procède à un remaniement : le communiste Todor Jivkov, chef de l'état bulgare, en est carrément évincé !