En 1958, les pays du bloc soviétique déclenchent ensemble une virulente campagne de dénigrement de la "voie yougoslave vers le socialisme". En réponse à toutes ces attaques, le maréchal Josip Bros Tito décide d'entamer l'année suivante une tournée de 2 mois pendant laquelle il s'active à visiter des états qui se disent prês à accepter de ne faire partie ni du camp capitaliste ni du camp communiste.

1959-Tito

A bord de son yacht, le dirigeant yougoslave commence donc par se rendre en Indonésie, avant de poursuivre par la Birmanie.

Le maréchal Tito enchaîne ensuite avec l'Egypte, où le président Gamal Abdel Nasser s'entretient avec lui pendant 7 heures.

Josip Tito poursuit ensuite son périple en se rendant en Inde, au Soudan et en Ethiopie, avant de retourner une seconde fois en Egypte.

Pendant sa campagne internationale de séduction politique, le maréchal subit sans le savoir la concurrence discrète et tenace de l'URSS mais également celle, non moins redoutable, de la Chine. Des fonctionnaires soviétiques ont été massivement envoyés en Asie et au Proche-Orient dans le but d'en convaincre les dirigeants qu'ils ont tout à gagner à s'éloigner du maréchal Tito pour se rapprocher de l'URSS.

Mais la "tournée" de Tito ayant été couronnée d'un beau succès, la plupart d'entre eux préfèrent prendre leurs distances des soviétiques. Le gouvernement albanais et le gouvernement bulgare montent alors à l'assaut et dénoncent l'un après l'autre "l'entreprise impérialiste menée par le maréchal Tito", laquelle est (selon eux) destinée à braquer les pays nouvellement indépendants contre les pays du bloc soviétique...