Le 13 février, dans le désert saharien du Tanezrouft, la France procède a son 1er essai de bombe atomique. Cette bombe, placée au sommet d'une tour métallique et contenant une charge de plutonium, explose à 7 heures du matin. Un communiqué de Charles de Gaulle, président de la République française, précise que la France peut désormais renforcer son potentiel défensif et oeuvrer au désarmement mondial. 

explosion atomique

Le bruit de l'explosion est diffusé sur les ondes de la Radio Télévision Française.

Par la suite, Pierre Mesmer, ministre des armées, donne une conférence de presse au cours de laquelle il apporte des détails sur cette essai.

Convoyé par un chasseur militaire à réaction, le film réalisé pendant l'explosion est amené au palais de l'Elysée où le général de Gaulle le visionne, avant qu'il ne soit diffusé à la télévision nationale.

Dans les heures qui suivent cet essai nucléaire aérien, les autorités françaises disent n'avoir constaté aucune retombée radio-active sur les régions habitées qui entourent le lieu du tir.

Par ailleurs, le gouvernement français pense que la France est maintenant en bonne position pour convaincre les USA de cesser sa coûteuse surenchère à l'armement atomique.

Le Japon, durement touché 15 ans plus tôt par les 2 bombes atomiques américaines larguées sur ses villes d'Hiroshima et de Nagasaki, envisage quant à lui d'adresser un sévère message de protestation à la France.

De son côté, le gouvernement du Ghana, devenu indépendant depuis seulement 4 ans,  décide de geler tous les avoirs français détenus par son pays.