Elu 2 ans plus tôt à la présidence de l'Argentine sur la liste Union Civique Radicale Intransigeante (UCRI), Arturo Frondizi évite habilement le coup d'état fomenté par le général Montero, commandant en chef de l'Armée de Terre : le 12 octobre, il lance un appel à la nation dans lequel il commence avec courage par dénoncer les conspirateurs... avant d'annoncer qu'il accepte toutes leurs revendications.

1960-Arturo Frondizi

Parmi ses exigences, le général Montero veut que Frondizi fasse barrage aux communistes et aux péronistes, et qu'il n'accepte pas que le pétrole argentin soit exploité par des compagnies étrangères.

Arturo Frondizi, bien qu'il doive son élection à de nombreuse voix péronistes, va donc devoir lutter contre leur intégration dans la vie politique du pays et également procéder à l'élimination des communistes.

Le président Arturo Frondizi a, dans ce dangereux épisode politique de l'Argentine, eu la chance inespérée que la Marine Nationale et l'Armée de l'Air soient assez hostiles au coup d'état, du moins pour l'instant.

Pour l'heure, le général Montero et ses partisans de l'Armée de Terre devront donc se satisfaire d'avoir obtenu, sans aucunes difficultés, tout ce qu'ils exigeaient du pouvoir en place. 

Désormais, la question que peut se poser le président Arturo Frondizi est de savoir s'il pourra rester dans la Casa Rosada jusqu'en 1962 pour y terminer son mandat...