Alors que la moyenne de l'inflation dans les pays de la Communauté Economique Européenne est de 5,3%, celle de l'Angleterre est de 9,4% en avril et pourrait bien dépasser les 10% au cours de l'été. Margaret Tatcher, le 1er ministre, et John Major, le chancellier de l'échiquier, imputent ce mauvais résultat au nouvel impot "Poll tax", ainsi qu'aux augmentations des taxes sur l'alcool, le tabac et l'essence.

1990-Margaret Tatcher

Souffrant d'une grande pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, plusieurs professions viennent par ailleurs d'accorder des hausses de salaires largement supérieures à 10%.

Sur un autre front, Margaret Tatcher peut cependant s'énorgueillir d'avoir gagnée la bataille de l'emploi des 4 années qui viennent de s'écouler en ayant fait chuter de 3,1 à 1,6 millions le nombre des chômeurs du pays.

Toutefois, c'est bien l'inflation britannique qui risque de bloquer l'entrée de l'Angleterre dans le Système Monétaire Européen car la condition mise à cette entrée est d'avoir une maitrise des prix comparable à celle des autres pays européens.

Pour l'heure, Margaret Tatcher et John Major se rassurent avec des chiffres qui indiquent que l'inflation de leur pays est inférieure à celle de la Grèce ou du Portugal

Margaret Tatcher et John Major, qui disent être tous deux parfaitement sereins, affirment haut et fort que les résultats économiques du mois d'avril ne sont qu'un incident, que les chances d'adhésion des britanniques restent entières et toujours aussi correctement favorables à leur pays...