A la mi-avril, le ministre des Armées Pierre Mesmer déclare exclure que les officiers français présents en Algérie puissent s'écarter de la discipline militaire. Les officiers, partisans de l'Algérie française, multiplient alors les faux gages de loyalisme. Puis, de nuit, les 1000 parachutistes du 1er REP entrent en action et l'insurrection militaire du 21 avril, à Alger, est semble-il une surprise pour Mesmer...

1961-Alger

Sous le commandement d'Hélie Denoix de Saint-Marc, ils s'emparent des bâtiments officiels, de la radio et de l'aéroport, capturent le délégué général et le général Gambiez, ainsi que Robert Buron, ministre des Travaux publics.

Un appel est ensuite adressé au général de Pouilly et au général Gouraud, qui commandent les corps d'armées d'Oran et de Constantine...

Mais ni l'un ni l'autre n'acceptent de se joindre à eux !

Au début de l'après-midi, le secrétaire général du Comité d'Entente des Anciens Combattants lance un appel sur Radio Alger (toujours occupée par le 1er REP) et demande aux européens de se rassembler sur le forum de la ville à 16 heures. A Paris, le gouvernement donne tous pouvoirs au général Olié, qui est nommé commandant en chef et est immédiatement envoyé en mission spéciale en Algérie.

Un Conseil des ministres est rapidement mis en place pour 17 heures. 


Maurice Papon (préfet de Paris), Constantin Melnik (coordinateur des services de renseignements), Michel Debré (1er ministre) et Xavier Deniau (conseiller de Pierre Mesmer, ministre des Armées) ont été régulièrement tenus au courant des préparatifs de cette insurrection militaire par leurs services respectifs (RG, Sécurité Militaire, SDECE)