Avant d'être arrêté, l'ex-général Salan ordonne aux membres de l'Organisation Armée Secrète (OAS) qui sont présents en métropole de se fondre dans le CNR, le petit parti d'extrême-droite de Georges Bidault, pour en devenir le bras armé. Un des chefs de l'OAS est l'ex-capitaine Pierre Sergent, condamné à mort par contumace par la France. Etonnamment, il est parvenu à échapper à la police depuis 1 an.

1962-Jean Bastien-Thiry

Dans la soirée du 22 août, un commando d'une dizaine d'hommes armés mitraille de quelques 150 balles la voiture dans laquelle se trouve le général de Gaulle, son épouse, son gendre et son chauffeur.

Douze balles perforent la carrosserie de la DS présidentielle mais aucun des passagers n'est atteint.

Des grenades sont, par la suite, retrouvées dans les 2 véhicules des agresseurs qui n'ont pas eu le temps de les utiliser.

Selon Roger Frey, ministre de l'Intérieur, la technique de tir en feux croisés révèlerait que les tueurs appartiennent à l'armée.

Roger Frey fait le lien entre cette attaque et la présence en métropole de l'ex-colonel Antoine Argoud et des ex-capitaines Jean-Marie Curutchet et Pierre Sergent, tous 3 cadres de l'OAS.

Or Jean-Marie Curutchet, bras droit de Pierre Sergent, est surveillé depuis plusieurs mois par la police... 

En effet, le ministère de l'Intérieur suspecte Jean-Marie Curutchet d'être l'organisateur de l'attentat raté de mai contre le général de Gaulle et le soupçonne aussi d'avoir participé à celui du 22 août 1962, au Petit-Clamart...


Mais le 17 septembre, c'est l'ex-lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry (également de l'OAS) qui est inculpé pour avoir organisé ces attentats. Le 11 mars 1963, Bastien-Thiry est fusillé au fort d'Ivry.