Dans un texte diffusé le 19 mars, le général Ailleret donne l'ordre aux militaires français de cesser le feu après 7 ans de combats. Il y déclare notamment que "notre armée avait la mission de s'opposer aux actes de force d'un adversaire souvent exalté mais toujours courageux. Elle a combattue les bandes armées des djebels. Elles les a réduites à de petits groupes acculés à la défensive". 

1962-cessez-le-feu en Algerie

Le général ajoute que l'armée a ainsi empêchée une guérilla généralisée et permis de solutionner "un trés grave problème politique".

Son texte se poursuit par un hommage aux forces françaises et il considère qu'elles peuvent être fières de leurs succès, de leur vaillance, de leur sens du devoir et de l'aide qu'elles ont apportée aux populations éprouvées par les évènements.

Il affirme que leur rôle n'est pas terminé : elles vont devoir empêcher le désordre en Algérie "quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau"...

A Alger, dans les quartiers musulmans, les rues sont désertes. Dans ceux des français, des jeunes arrachent les affiches gouvernementales "Pour nos enfants, la paix en Algérie"...

Elles ont été collées de nuit par les services municipaux, sous la protection des soldats... Les jeunes français les remplacent par celles de l'OAS qui disent "Aux armes citoyens !".

Depuis la proclamation du cessez-le-feu, 3 attentats ont eu lieu et, en fin de matinée, environ 200 personnes se sont brièvement rassemblées pour manifester autour d'un drapeau tricolore. Tous les magasins et toutes les administrations ont été fermés suite à l'appel à la grève de l'OAS. Le courant, a été totalement coupé à l'aube. Sous la contrainte de l'armée, il est progressivement rétabli dans la ville.