Détenus depuis 3 ans au Liban, Marcel Carton, Jean-Paul Kauffmann et Marcel Fontaine sont libérés le 4 mai. Le lendemain, ils sont accueillis en France par Jacques Chirac, le premier ministre, et par Danielle Mitterrand, l'épouse du président de la République. Dans son discours de bienvenue aux ex-otages, Jacques Chirac remercie chaleureusement tous ceux qui ont permis cette libération...

1988-Jacques Chirac

Il cite notamment le gouvernement de la Syrie et celui de l'Iran, ainsi qu'un mystérieux "ami de la France et de l'Iran" dont il ne donne pas le nom.

Il ajoute ensuite que les relations entre l'Iran et la France peuvent désormais redevenir normales.

Jacques Chirac ne répond cependant pas aux nombreuses interrogations de la presse, notamment celles d'éventuelles contre-parties en faveur de l'Iran ou de la Syrie.

Par ailleurs, la presse ne peut s'empêcher de se souvenir que depuis 1986, le Hezbollah, les iraniens et les libanais ont toujours refusé d'accèder aux nombreuses demandes de libération des otages formulées par le gouvernement de Laurent Fabius.

Elle s'étonne donc que le Hezbollah, les iraniens et les syriens aient si rapidement cédé à celle de Jacques Chirac (et ce 4 jours avant le 1er tour de l'élection présidentielle... où le même Chirac est candidat). 

L'entourage politique de Jacques Chirac nient énergiquement que la date de la libération de Marcel CartonJean-Paul Kauffmann et Marcel Fontaine ait été choisie en fonction de celle de cette élection. Prenant ensuite le relais de Jacques Chirac face aux journalistes, le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a systématiquement refusé de répondre aux questions portant sur les conditions de la libération.