En octobre, l'Iran tire un missile qui détruit un pétrolier américain dans les eaux koweitiennes. Trois jours plus tard, 4 destroyers de l'US Navy répliquent en pulvérisant 2 plates-formes pétrolières iraniennes sous une pluie d'obus de gros calibres. Ronald Reagan, président des Etats-Unis, déclare que cette attaque navale n'est qu'une réponse sage et mesurée à celle que l'Iran vient de perpétrer...

1987-Ronald Reagan

Ronald Reagan considère alors que cet incident est définitivement clos. Mais l'opération militaire des USA a cependant révèlé que, dans le conflit qui oppose l'Iran à l'Irak, les Etats-Unis se sont désormais rangés du côté de l'Irak.

En URSS, le virage pris par la position américaine déclenche la colère de la presse soviétique qui s'irrite de l'inquiétante légèreté des USA.

De son côté, le vice-président américain George Bush se contente de déclarer qu'il pense que l'Iran de Khomeiny aura compris le message envoyé par l'US Navy.

Par voie de presse, le porte-parole de l'Iran lui rétorque alors que son pays se vengera en employant une "réponse foudroyante", sans préciser laquelle.

Il est désormais difficile pour les USA, devenus l'allié objectif de l'Irak de Saddam Hussein, de revendiquer une position de grand défenseur de l'initiative diplomatique mise en place par l'ONU.

En effet, l'objectif de cette initiative, qui est de parvenir à un cessez-le-feu entre l'Irak et l'Iran (en guerre depuis 7 ans), ne peut émaner que d'un pays parfaitement neutre, lequel donc ne saurait être l'un de ceux qui sont impliqués dans le conflit.