Les femmes sont largement présentes dans les mouvements sociaux qui paralysent peu à peu la France au mois de mai. Elles représentent  notamment de forts contingents de grévistes dans les différents services postaux, dans les hopitaux publics, dans une grande partie des grands magasins et dans les entreprises du textile. Mais les revendications purement féministes sont absentes de leurs mouvements...

1968-les femmes sont ecartees des negociations

Les syndicats français, CGT en tête, considèrent que la "lutte des classes" est la priorité et que l'oppression patriarcale des femmes cessera par la suite.

Néanmoins, aucune salariée femme n'est invitée à négocier les Accords de Grenelle face au patronat et à l'état !

Les femmes profitent cependant de l'augmentation du SMIG puisqu'elles sont largement moins payées que leurs collègues masculins.

Les françaises bénéficient aussi de l'augmentation du congé maternité, lequel va désormais passer à 16 semaines. En 1970, poussant une porte à peine entrouverte en 1968, une vague féministe déferle sur le pays : dans des cortèges conséquents, les manifestantes défilent en affirmant que leur corps leur appartient, qu'elles auront un enfant quand elles le voudront... et si elles le veulent !

Leur mouvement prend assez d'ampleur pour secouer la société française et contraint ainsi Simone Veil, ministre de la Santé, à proposer le vote d'une loi autorisant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), laquelle légalisera l'avortement. Jusqu'au 17 janvier 1975, Simone Veil va subir la haine de l'extrême-droite et d'une partie de la droite avant que le texte de loi ne soit enfin applicable.