A quelques 20 mètres de profondeur, le métro de Moscou permet à ses stations d'être éventuellement transformées en abris anti-aériens. Il va, par ailleurs, servir à cacher la réalisation d'un projet secret de l'URSS... En 1936, Staline fait construire un immense stade, à 17km. du Kremlin. Ce chantier sert aussi à réaliser une route souterraine qui relie le Kremlin à un bunker caché sous les fondations des tribunes.

1948-souterrain secret sous Moscou

Il doit servir de protection aux dirigeants de l'URSS en cas de guerre. A 40 mètres de profondeur, d'autres bunkers secrets sont tout aussi discrètement construits sous les bâtiments d'état et sont reliés entre eux par un réseau de souterrains secrets. En 1941, quand l'Allemagne attaque l'URSS et bombarde Moscou, les moscovites sont parfaitement à l'abri dans le métro. Puis, en 1945, l'Allemagne capitule. 

Les USA larguent ensuite 2 bombes atomiques sur le Japon et l'URSS se sent de nouveau menacée... Staline ordonne aussitôt la construction d'un réseau de bunkers anti-atomiques à 65 mètres sous Moscou où 20.000 militaires viennent travailler chaque jour. Pratiquement chaque station de métro est doublée d'un bunker secret. Le N°42 devient, en 1985, le poste de commandement central du feu nucléaire soviétique.

En 1990, les services secrets des USA finissent par découvrir l'existence de ce réseau de souterrains blindés et de bunkers militaires anti-atomiques. Un ancien agent du KGB évoque quant à lui, en 2001, l'existence d'une ville entière, construite sous Moscou et prévue pour héberger de nombreux habitants pendant plusieurs années. En Russie, le sujet reste secret d'état, entouré par un silence de plomb...