Le 26 avril, dans la colonie française de Martinique, une explosion phréatique se produit dans le volcan de la montagne Pelée. C'est le 2ème avertissement que donne le volcan mais le maire de la ville de Saint-Pierre refuse d'évacuer les habitants pour ne pas perturber les élections législatives du lendemain. Une odeur de souffre  rend cependant l'air irrespirable et la rivière qui traverse la ville charrie des flots de boue...

1902-eruption meurtriere de la montagne Pelee

Le 3 mai, une pluie de cendres vient recouvrir Saint-Pierre et ses environs et, le 5, un panache de fumée volcanique obscurcit le ciel. Puis, une immense coulée de boue brûlante descend jusqu'à la mer, épargnant toutefois la ville. Le 6 mai, malgré une explosion volcanique et une nouvelle coulée de boue, le maire demande aux habitants de ne pas quitter Saint-Pierre et de reprendre leurs occupations habituelles.

Le gouverneur de l'île informe toutefois Jean-Marie de Lanessan, le ministre des colonies, de ce qui se passe en Martinique. Ce dernier lui conseille de seulement rassurer les habitants.


Le 8 mai, une éruption provoque une coulée de lave et l'écroulement d'une partie du cratère tandis qu'un vent brûlant déferle à quelques 600 km/h sur Saint-Pierre : en 2 minutes, 28.000 habitants meurent asphyxiés et carbonisés !


Le vulcanologue Alfred Lacroix est missionné en 1903 pour la mise en place d'un observatoire. En 1904, il publie un livre sur le volcan de la montagne Pelée dans lequel il classe l'éruption du 8 mai 1902 comme "nuée ardente". Elle demeurera également l'éruption volcanique la plus meurtrière de tout le 20ème siècle. En 1925, le volcan s'étant rendormi, l'observatoire est abandonné. Il se réveille cependant en 1929...