Le 1er septembre, au Cambodge, 100.000 personnes sont rassemblées dans le stade de Phnom-Penh pour écouter les discours du prince Norodom  Sihanouk et du président français Charles de Gaulle. L'un et l'autre se disent partisan de la défense de l'indépendance de leur pays et se prononcent pour la fin de la guerre du Vietnam. Selon eux, cette guerre, qui a été déclenchée par les USA, est une menace...

stade olympique de Phnom-Penh

Elle inquiète les peuples de l'asie du sud-est et sa poursuite met la paix mondiale en péril.

Vêtu de son uniforme de général, Charles de Gaulle se montre très critique envers les Etats-Unis.

Il les invite à organiser une conférence de paix avec les représentants du Vietnam du Sud comme du Nord.


Ces négociations devront, selon le président français, avoir pour préalable l'engagement du gouvernement des USA de retirer ses troupes du Vietnam.


Le discours du général de Gaulle provoque la surprise, puis l'approbation enthousiaste du peuple cambodgien. Le Sud-Vietnam proteste, jugeant ce discours injuste. Aux USA, une seule réaction, agacée et non officielle, précise que les Etats-Unis n'ont pas la volonté de rester éternellement au Vietnam.

En URSS, l'agence Tass diffuse des extraits du discours de Charles de Gaulle mais n'émet pas le moindre commentaire du gouvernement soviétique, qu'il soit officiel ou officieux. De son côté, le Nord-Vietnam reste également silencieux...