Depuis quelques 30 ans, une droite autoritaire gouverne la Grèce avec l'appui du roi Constantin II. Mais, en février 1964, le centre gagne les élections et le pays est dirigé par Georgios Papandreou. Hostile à Papandreou, le roi dissout la chambre et fixe des élections au 28 mai 1967. Mais, le 20 avril, l'armée fait un coup d'état (avec l'aide secrète de la CIA) et ses blindés investissent alors la ville d'Athènes...

1967-Georgios Papandreou

Les forces armées occupent l'aéroport, la poste centrale, la télévision et la radio. Le roi Constantin II confie l'application d'une Constitution désormais fortement expurgée au ministre de l'Intérieur.

Les avions n'ont plus le droit de décoller et les trains vers la Yougoslavie sont stoppés. A Athènes, de rares coups de feu ont été échangés avant l'instauration de l'état de siège.

Il est totalement interdit aux athéniens de quitter leurs domiciles. Les écoles, les bureaux de poste, les banques et la Bourse sont fermés jusqu'à nouvel ordre.

L'armée occupe les locaux des journaux dont la parution est suspendue. L'arrestation et l'incarcération sans limite de temps des personnes que l'armée juge nécessaire de détenir est désormais légale.

Les rassemblements, les associations, les syndicats et les grèves sont dorénavant strictement interdits.

Les grecs qui enfreindront ces décisions seront jugés par une commission militaire ou par un tribunal d'exception.

La police et l'armée peuvent désormais perquisitionner n'importe où, de jour comme de nuit, sans aucune restriction. La censure est imposée à la télévision, à la radio et aux journaux.

Le matin du 21 avril, Georgios Papandreou, ses ministres et tous les dirigeants des différents partis politiques sont arrêtés, mis en résidence surveillée ou incarcérés.