Le 20 avril, le gouvernement américain propose au gouvernement nord-vietnamien d'agrandir de 16 km la zone démilitarisée (DZ) qui sépare le Nord du Sud-Vietnam, en préalable à des discussions de paix. Puis, sans attendre la réponse du Nord-Vietnam, le gouvernement ordonne au général Westmoreland de "saigner à blanc l'ennemi" mais sans toutefois aller vers un génocide de sa population...

1965-bombardement US au napalm

Un grand nombre d'avions américains arrivent alors de Thaîlande et bombardent la gare de triage de Kep, à 60 km de Hanoï.

Une autre attaque frappe les 2 centrales électriques de Haïphong : quelques 150 bombardiers en détruisent à 80% les installations.

Hormis 2 appareils, tous les avions regagnent ensuite la 7ème flotte américaine. Le Nord-Vietnam affirme quant à lui avoir abattu 5 bombardiers ennemis.

Il ajoute que, ses centrales électriques se trouvant dans des zones habitées, le bombardement américain a touché plus de 100 civils.

Les USA nient avoir tué des civils et affirment que toutes ses bombes ont atteint les objectifs visés par les pilotes.

L'une des 2 centrales détruites alimentait la cimenterie de Haïphong, une des plus importantes d'Asie. Elle se retrouve donc dans l'incapacité de fonctionner. Ces destructions d'outils industriels, qui viennent s'ajouter au bombardement des aciéries de Hanoï, visent clairement à mettre à genoux l'économie du Nord-Vietnam.

Le gouvernement de ce dernier a, bien évidemment, rejeté la proposition américaine d'agrandissement de la zone démilitarisée. Il ne considère, de toutes façons, cette DZ que comme un moyen pour les USA de couper durablement en 2 le Vietnam.