Au pouvoir depuis 6 ans, l'octogénaire Deng Xiaoping a subitement évincé plus d'une centaine des membres des instances dirigeantes du Parti Communiste Chinois (PCC). Il a prétexté que le rajeunissement de la direction du pays était désormais indispensable. L'opération a été déclenchée à la veille de l'examen du projet du 7ème plan quinquenal, dont la mise en place est prévue pour 1986.

Deng Xiaoping

L'économie chinoise, qui a pris le chemin de la libéralisation que souhaite Deng Xiaoping, est en forte expansion.

Cependant, c'est au prix d'une inflation en augmentation, d'une balance commerciale déficitaire et de l'intensification des déséquilibres entre les différentes parties du pays.

Dans ce contexte, Deng Xiaoping a maintenu à leurs postes Chen Yun et Li Xiannan, bien qu'ils ne fassent pas partie de ses fidèles.

Le fait que ces 2 membres du comité permanent du bureau politique soient quasiment irremplaçables dans la gestion des affaires courantes du pays aura certainement pesé dans leur maintien.

A contrario, le vieux maréchal Ye Jianying, 2 autres maréchaux et tous les officiers supérieurs qui sont hostiles aux réformes libérales de Deng Xiaoping ont été massivement écartés de la direction du PCC.

Les militaires évincés n'étant pas remplacés par d'autres militaires à la direction du parti, leur nombre a donc brusquement diminué.

En défavorisant l'armée chinoise dans l'appareil de direction du Parti Communiste ChinoisDeng Xiaoping fait coup double : il renforce ainsi le pouvoir de ses fidèles, lesquels sont désormais majoritaires...