De rares aéroplanes survolent ici et là les lignes du front. Dans un camp comme dans l'autre, leurs missions sont de guider les tirs de l'artillerie ou de donner des renseignements sur les mouvements de troupes de l'ennemi. Mais le 5 octobre, dans la Marne, le sergent Frantz et le caporal Quenault ont une idée qui va tout bouleverser : ils embarquent une mitrailleuse à bord de leur biplan Voisin III...

1915-Voisin III

Avec celle-ci, ils abattent l'Aviatik BI du lieutenant Von Zangen et du sergent Schlichting (qui ne sont armés que de fusils) : c'est le 1er combat aérien connu ! Par la suite, l'aviateur français Roland Garros et le sergent mécanicien Alkan mettent au point une protection des pales qui permet de tirer au travers de l'hélice de l'avion. Cette invention donne alors un net avantage à l'aviation de guerre française.

Mais, en 1915, Roland Garros est capturé et les allemands s'emparent de son aéroplane, qu'ils auscultent de près. Le constructeur allemand Fokker copie alors l'invention française qu'il perfectionne techniquement. Par la suite, les duels aériens se multiplient au dessus des tranchées et quelques pilotes comme Richtofen, Guynemer, Nungesser, Fonck ou Goering se taillent une renommée d'invincibles as du ciel.

En 1917, l'Allemagne améliore les trop fragiles ballons dirigeables de feu le comte von Zeppelin et les remplace par de nouveaux modèles à enveloppe en aluminium, avec lesquels elle fait bombarder Paris et Londres...

L'aviateur Joseph Kessel publie en 1923 le livre L'Equipage. Il y raconte les combats des premiers pilotes français et allemands.