A la suite de hausses de prix, plusieurs grèves éclatent dans différentes villes de Pologne. Dans la banlieue-est de Cracovie, les Forges de Lénine de Nowa-Huta sont, quant à elles, occupées depuis 10 jours déja. Mais, le 5 mai, à 4 heures du matin, toutes les communications téléphoniques entre Nowa-Huta et Varsovie sont brusquement coupées. La police entre alors en grand nombre dans l'usine...

1988-Nowa-Huta

Les affrontements qui s'ensuivent font plusieurs blessés. Puis, les forces de l'ordre s'étant rendues maîtres des lieux, les grévistes sont tous évacués en dehors des bâtiments.

Quatorze des 16 membres du comité de grève sont arrêtés et sont ensuite emmenés par la police.

A Gdansk, les chantiers navals, également en grève, sont encerclés par les forces de l'ordre...

Auparavant, la direction en a complètement suspendu l'activité. Elle a également mis les ouvriers non grévistes en congés payés forcés et a formellement interdit aux salariés des équipes devant assurer les roulements suivants de se rendre à leurs postes.

Les forces de police ont, pour leur part, verrouillées tous les accès des chantiers et totalement coupées le réseau téléphonique : le responsable syndical Lech Valesa et 3.000 ouvriers grévistes sont désormais pris au piège...

En effet, il leur est maintenant impossible de contacter les membres du syndicat Solidarnosc qui sont encore libres d'aller et venir hors du site des chantiers. Par ailleurs, à la suite d'une opération éclair, exécutée dans le plus grand secret par la police, Janusz Onyskiewicz (porte-parole officiel du syndicat Solidarnosc), est arrêté le matin même. Son interpellation n'a, pour l'heure, pas été divulguée...