Les élections du 15 octobre apportent aux travaillistes britanniques une courte victoire, laquelle est cependant suffisante pour leur permettre de revenir au pouvoir après 13 ans de gouvernement conservateur. Cependant, si les électeurs ont sanctionnés les dirigeants de la droite conservatrice au pouvoir, ils n'en ont pas pour autant massivement adoubés la gauche travailliste... 

1964-Harold Wilson

En effet, cette dernière n'obtient qu'une courte majorité de 315 sièges contre 300 pour les conservateurs et 5 pour les libéraux du centre. 

Le gain de 56 sièges obtenu par la gauche a été essentiellement favorisé par les suffrages des électeurs des grandes agglomérations, ainsi que par ceux d'une grande partie du nord-ouest de l'Angleterre et par une grande majorité des écossais.

Dans plusieurs circonscriptions, les candidats conservateurs sauvent de quelques voix seulement leurs sièges. C'est le cas du ministre de l'aviation qui ne doit de garder sa place de député que grâce à une avance de 12 voix. 

D'autres conservateurs, tels Maurice Macmillan (le fils d'un ancien 1er ministre) et 4 ministres du gouvernement n'ont pas cette chance puisqu'ils sont sévèrement battus.

Au lendemain des élections, sir Alec Douglas-Home s'est rendu au palais de Buckingham pour remettre sa démission, ainsi que celle du son gouvernement conservateur, à la reine  Elisabeth II. En toute logique, il devrait être remplacé par Harold Wilson, le chef de file de la gauche travailliste qui, même si c'est de peu, vient néanmoins de remporter ces élections en devançant les conservateurs de 15 sièges.