A la fin du mois de février, grâce au soutien du clergé catholique des Philippines, Corazon Aquino remporte les élections et met ainsi fin à la dictature de Ferdinand Marcos. Le mois suivant, l'église catholique demande au peuple philippin d'être patient pendant encore 2 mois pour permettre à la nouvelle présidente de récupérer les milliards que l'ancien dictateur et sa famille ont détournés pendant des années...

1986-Corazon Aquino

La présidente "Cory" Aquino prend alors la surprenante décision d'intégrer dans le nouveau gouvernement autant de modérés et de réformistes que d'anciens alliés de Marcos pour, dit elle, accélérer la réconciliation nationale.

Les communistes, qui sont restés dans la clandestinité et la lutte armée, redoutent quant à eux que l'armée gouvernementale ne deviennent une force anti-guérilla soutenue par les USA.

Les communistes ont vu juste puisque le chef d'état-major de l'armée donne sans attendre l'ordre de poursuivre les opérations anti-guérilla dans la province entre Mindanao et Luzon.

La présidente Aquino a, pour sa part, comme absolue priorité de donner le minimum vital aux philippins, dont une grande majorité vit dans des bidonvilles, là où gronde désormais une très forte colère.

Derrière cette urgence, la présidente s'est également fixé d'autres objectifs : elle entend notamment réussir à stopper la guerre civile, parvenir à relancer l'économie, obtenir une diminution de la dette de son pays auprès du FMI, obtenir également une aide financière internationale, ainsi que neutraliser les armées privées, tout en prenant bien soin de ne pas se mettre à dos les USA...