Au lendemain de la 1ère guerre mondiale, la Société des Nations (SDN) confie à l'Angleterre le mandat d'administrer l'ancienne colonie allemande de l'Etat du Sud-Ouest Africain. La République d'Afrique du Sud hérite ensuite de ce mandat. Lorsque la SDN est dissoute, l'Afrique du Sud se considère comme légalement libre d'agir comme bon lui semble. L'ONU, créée par la suite, reprend alors ce dossier...

1967-une Ovambolandaise

Pendant 20 ans, l'ONU va adopter 73 résolutions pour tenter de reprendre le contrôle administratif de l'Etat du Sud-Ouest Africain. Mais, pendant 20 ans, l'Afrique du Sud va systématiquement refuser.

Puis, en 1967, le gouvernement sud-africain de Ian Smith annonce qu'il va faire un geste...


Il veut bien accorder leur autonomie aux 250.000 habitants de l'Ovamboland, une des régions de  l'Etat du Sud-Ouest Africain.


Majoritaires au sein de l'ONU, les membres afro-asiatiques de l'Organisation perçoivent la décision sud-africaine comme un camouflet infligé aux Nations-Unies par Ian Smith et ils préconisent donc d'employer la manière forte pour faire céder l'Afrique du Sud.

Malheureusement pour eux, l'ONU n'a pas suffisamment de moyens militaires à opposer à la puissante armée de la République d'Afrique du Sud : en effet, cette dernière est la plus forte puissance militaire d'Afrique, forte de 120.000 soldats et réservistes, possédant également une aviation de 4.000 hommes et une flotte servie par 3.500 marins. Par ailleurs, l'Angleterre et d'autres pays occidentaux ont poliment refusés d'intervenir, ne voulant pas prendre le risque de détruire les liens économiques qu'ils ont tissés avec l'Afrique du Sud...