Trente six ans après l'assassinat de son homonyme, le 1er ministre indien Indira Gandhi est tué le 31 octobre à New-Delhi par 2 des sikhs qui sont chargés d'assurer sa protection. Ce meurtre a lieu à un moment où les structures fédérales de l'Inde sont, depuis 2 ans, fragilisées par des revendications religieuses et régionales, notamment dans le Cachemire, l'Assam et le Penjab (où les autonomistes sikhs s'activent beaucoup).

L'armée vient par ailleurs d'être envoyée en urgence dans l'état du Tripura, lequel est agité par des velléités sécessionnistes. L'organisation la plus stable de la fédération indienne est justement, pour l'heure, son armée. Celle-ci est forte de plus d'un million de soldats, disciplinés et encadrés par des officiers respectueux du pouvoir politique. Cette armée va désormais également devoir faire face à une menace extérieure...

1984-armee de l air indienne

En effet, outre le solutionnement des conflits intérieurs à la fédération, une autre importante mission est aujourd'hui dévolue à l'armée indienne, sur sa frontière avec le Pakistan où les 14 divisions que l'armée pakistanaise y a massées provoquent une des plus fortes tensions que l'Inde n'ait jamais connue. Les forces armées indiennes présentes sur cette frontière y ont d'ailleurs toutes été mises en état d'alerte.

Les habitants du sous-continent indien sont également préoccupés par un sujet qui leur semble tout aussi important : ils se demandent en effet si Rajiv Gandhi, le fils d'Indira qui est actuellement secrétaire général du Parti du Congrès (le parti au pouvoir), va vouloir et pouvoir succéder à sa mère comme nouveau premier ministre...