A 2 pas du mur d'enceinte de la résidence principale du colonel Muammar el-Kadhafi, un immeuble en ruines atteste encore de la violence des combats que le dirigeant de libyen a dirigé pour stopper la tentative de coup d'état militaire qui a été, en mai 1984, mené contre lui. Et, désormais, Kadhafi et le régime libyen se tiennent en permanence sur leurs gardes...

1985-colonel Kadhafi

Ainsi, les festivités du 1er septembre 1985, initialement prévues à Tripoli, ont été déplacées au dernier moment, par mesure de sécurité, dans la ville de Sebha.

Par ailleurs, depuis la tentative de coup d'état, les 80.000 hommes de l'armée libyenne ont été placés sous étroite surveillance...

Les officiers sont en permanence mutés et la hiérarchie est encadrée de près par une soixantaine d'officiers de confiance qui remettent en personne leurs rapports à Kadhafi.

Des "comités révolutionnaires" contrôlent également en permanence tous les hommes de troupe : toute parole ou comportement suspect est systématiquement signalé.

Les membres de ces "comités" sont tous fortement armés, tandis que les militaires qu'ils sont chargés de surveiller ne perçoivent pour leur part que de rares munitions dont, de plus, l'utilisation est très sévèrement contrôlée.

Côté population, la crise pétrolière a tarie l'immense manne financière sur laquelle le colonel Kadhafi comptait... 

Les promesses de logements et de soins gratuits pour tous les libyens, ainsi que "le meilleur des niveaux de vie de tous les pays du tiers-monde", ont donc été reporté pour une date ultérieure.