Le 17 juin, sur les ondes de la radio, le maréchal Pétain demande aux français de cesser le combat. Le lendemain, seul quelques milliers d'entre eux entendent à la BBC un général français inconnu qui leur demande de continuer la lutte. Les USA et l'URSS pensent qu'Hitler ne va faire qu'une bouchée de l'Angleterre et, le 22 juin, la France négocie alors un armistice qui lui laisse 45% de son territoire et tout son empire colonial.

Les généraux allemands sont déçus : ils voulaient occuper la France jusqu'à la Méditerranée pour pouvoir envahir l'Afrique du Nord, ce qui aurait affaibli la Grande-Bretagne et l'aurait incitée à négocier la paix. Au lieu de celà, Hitler retarde la "bataille d'Angleterre", qui ne commence que le 13 août, et permet aux britanniques de mobiliser plus d'un million de combattants. De plus, la clé de voute de l'attaque allemande est son aviation...

1940-Londres

Or la Luftwaffe a rapidement perdue 475 avions, contre une centaine seulement pour la Royal Air Force (RAF) des britanniques.

Hermann Goering donne l'ordre de tripler le nombre de chasseurs qui escortent les bombardiers allemands et la RAF perd désormais quotidiennement 20 avions... mais la Luftwaffe en perd le double !


Hitler ordonne alors de raser Londres, qui subit ainsi 30 bombardements meurtriers et destructeurs par jour.


Dans le même temps, la RAF opère plus de 500 sorties et commence à décimer sérieusement l'aviation allemande. Le 17 septembre, Adolf Hitler comprend que cette guerre aérienne commence à lui échapper et il décide de reporter à plus tard son projet de débarquement en Angleterre pour se concentrer dorénavant sur la conquète des territoires de l'Europe de l'Est...