En Belgique, les élections générales du 31 mars permettent aux partis "linguites" de progresser : en Flandres, les nationalistes du Volkunie passent de 8 à 20 députés et l'union de 2 partis centristes de Wallonie, le Front Démocratique des Francophones de Bruxelles et le Rassemblement Wallon, passe de 7 à 12 élus. Avec 21% des suffrages, les libéraux du Parti Liberté et Progrès se maintiennent quant à eux à 47 sièges.

1968-Paul Vanden Boeynants


Le Parti Social Chrétien (PSC) demeure le premier parti de Belgique en ayant obtenu 69 députés et 32% des suffrages.


Cependant, le PSC, qui a perdu 8 sièges, a été sanctionné par des électeurs qui lui reprochent la démission collective de ses ministres flamands, laquelle a déclenchée une crise gouvernementale.

Le Parti Socialiste Belge perd 5 députés mais, avec 59 élus et 28% des voix, garde sa place de second parti du pays.

Le Parti Communiste Belge (5 élus pour 3,3% d'électeurs) garde la lanterne rouge du dernier parti de Belgique.

Les seuls qui voient leurs scores respectifs progresser sont donc les nationalistes flamands du Volkunie (8,8% des électeurs) et les 2 listes francophones de Wallonie (5,9%).

En additionnant les suffrages des partis "linguistes" flamands et wallons, ils obtiennent un total de près de 15% des suffrages (soit environ 800.000 des quelques 5,5 millions de votants) et s'ancrent ainsi significativement dans le paysage politique du pays.