Avant que la France ne signe l'armistice avec l'Allemagne, le 1er ministre anglais Winston Churchill s'alarme de la condition qui obligerait la France à désarmer ses navires de guerre dans leurs ports d'attache, notamment ceux qui se retrouveront dans la zone occupée par l'Allemagne. Churchill craint en effet que les allemands ne gardent les bâteaux français en l'état et ne s'en servent ensuite contre son pays...

1940-Mers el-Kebir

Le gouvernement français fait donc la promesse aux britanniques que la flotte française sera sabordée avant la signature de l'armistice et qu'elle ne tombera donc pas entre les mains d'Hitler.

Tous les navires en réparation ou en construction sont alors détruits, tandis que l'armada française lève l'ancre et met le cap vers les colonies françaises d'Afrique du Nord... avec l'accord de l'Allemagne et de l'Italie.

Ignorant les tenants de cet accord, Winston Churchill déclenche l'opération "Catapult" : les bateaux français présents en Angleterre et en Egypte sont aussitôt saisis...


Puis, le 3 juillet, la flotte britannique bloque la rade de Mers el-Kébir et donne l'ordre à la flotte française de se rendre. Stupéfait par cet ultimatum, l'amiral français Gensoul refuse. Les britanniques ouvrent alors le feu et coulent 4 navires français.


Les bâteaux français sont en train de démonter leurs armements : ils ne peuvent donc pas se défendre et environ 1300 de leurs marins perdent la vie dans cette attaque. Le reste de l'armada française parvient à s'enfuir, à rejoindre la métropole et à mouiller dans le port de Toulon où elle se sabordera le 27 novembre 1942... pour ne pas renforcer la marine militaire de l'occupant allemand.