Le 8 mai, une radio annonce que l'armée libyenne aurait pris les armes et que des combats auraient lieu dans la ville de Tripoli. L'information est confirmée peu de temps après par les USA où un groupe nommé Front National pour le Salut de la Libye a revendiqué un coup d'état contre le pouvoir. Vers 10 heures, des tirs de mortiers, de canons, de blindés et de pistolets mitrailleurs retentissent dans la capitale...

1984-Libye

Des miliciens de la Garde Révolutionnaire bloquent rapidement toute circulation automobile, ordonnent aux piétons de rentrer chez eux et se positionnent dans les bâtiments officiels.

Les rues de Tripoli se vident et, en début d'après-midi, la population reste prudemment terrée dans les maisons.

Puis, aux alentours de 17 heures, des cortèges de voitures commencent à sillonner les grands axes de la ville en klaxonnant. 

Les occupants des véhicules arborent des portraits de Mouammar Kadhafi et scandent " Oui à la révolution ! Non au fascisme !".

A 10 kilomètres de là, la voiture de Kadhafi arrive dans un centre équestre où l'attend une foule d'officiers à cheval.

Ils le félicitent aussitôt de sa victoire contre les ennemis du peuple et crient tous en choeur "A bas le fascisme !"

A Tripoli, les cadavres des 15 militaires qui ont tentés ce coup d'état sont exposés un court instant aux regards des habitants. Le porte-parole du colonel Muammar Kadhafi affirme à la radio que ce qui vient de se passer n'était rien d'autre qu'une misérable tentative de prise d'otages organisée par "quelques éléments infiltrés de Tunisie".