Le 7 mai, des étudiants qui manifestent à Paris tentent de rejoindre la Sorbonne, une université occupée par d'autres étudiants mais qui est encerclée par la police. Il s'ensuit un très violent affrontement. Le 8, une autre manifestation tente de nouveau d'atteindre la Sorbonne : le cortège se retrouve de nouveau face à un solide barrage de forces de l'ordre. Les dirigeants des syndicats d'étudiants et d'enseignants interviennent alors...

1968-arret des cours de la Sorbonne

A force de persuasion, l'UNEF et le SNESup obtiennent finalement que les étudiants acceptent de se disperser et de rentrer chez eux.

Le lendemain, le même scénario se reproduit mais, cette fois, les étudiants refusent de se disperser et ils attaquent la police.

Le 10 mai, les forces de l'ordre enfoncent les portes de la Sorbonne et les étudiants qui occupent l'université sont brutalement interpellés.

En réaction, une manifestation est organisée le soir même dans le quartier Latin et des lycéens viennent même grossir les rangs des étudiants.

Des barricades sont ensuite dressées pour bloquer l'arrivée de plusieurs compagnies de CRS.

A 2 heures 20, ces derniers reçoivent l'ordre de charger et la situation tourne alors rapidement au chaos... A l'aube, le bilan est de 367 blessés, (dont 22 graves), 460 manifestants arrêtés, 188 voitures endommagées ou brûlées et une multitude de boutiques saccagées. La quasi totalité des syndicats d'ouvriers, d'enseignants, d'étudiants et de lycéens, ainsi que la plupart des partis de gauche, appelent alors à une grève générale pour le 13 mai afin de protester contre les violences policières...