Le protocole d'accord, qui vient d'être signé par les syndicats, le patronat et le gouvernement, est proposé le 27 mai au matin aux millions de salariés français qui sont en grève générale depuis la mi-mai. Entre autres, il propose une augmentation de salaire pour tous les travailleurs français, une réduction du temps de travail, l'abaissement de l'âge du départ à la retraite et le paiement de tous les jours de grève...

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Malgré cela, Benoit Frachon et Georges Seguy, les dirigeants de la CGT, ne parviennent pas à faire reprendre le travail aux ouvriers de Renault : ils veulent, en plus, un gouvernement populaire !

Autres fers de lance du mouvement social, les salariés de Citroën, de Berliet, de Sud-Aviation, de Rhodiacéta et de la SNECMA votent eux aussi pour la poursuite de la grève.

A Paris, en signe de colère contre la CGT, les employés d'EDF procèdent à d'anarchiques coupures de courant.

La CGT décide alors d'organiser 12 grands rassemblements dans Paris pour exposer à la population l'état d'avancement des négociations en cours.

Toutefois, en Alsace, en Charente et dans le Puy-de-Dome notamment, plusieurs entreprises ont désormais repris le travail. En fin de journée, le 1er ministre Georges Pompidou reçoit les dirigeants agricoles qui veulent eux aussi bénéficier des mêmes avantages que les salariés.

Des manifestations d'étudiants sont organisées dans toute le pays, à l'appel de l'UNEF et des syndicats d'enseignants, mais la CGT et le Parti Communiste Français refusent d'y participer. En Chine, des défilés de soutien aux étudiants et aux salariés français rassemblent 17 millions de chinois, selon le journal Chine Nouvelle dont les journalistes critiquent sévèrement l'attitude du Parti Communiste Français