Le 30 juillet, une Cour suprême de justice est réunie à la demande du maréchal Pétain, le nouveau chef du gouvernement de l'état français. Elle est chargée de nommer ceux qui sont responsables du manque de préparation de la France dans son entrée en guerre contre le Reich allemand et de les juger.

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Cette cour, qui commence à sièger le 8 août à Riom, dans le Puy-de-Dome, inculpe 4 anciens hommes d'état français : Léon Blum, Edouard Daladier, Guy La Chambre et Pierre Cot (ce dernier par contumace).

Deux militaires sont également inculpés : le général Maurice Gamelin et Robert Jacomet, le contrôleur général qui était responsable de la fabrication de l'armement des forces françaises.

Le procès commence le 19 février 1942 et les avocats de Blum et Daladier font habilement porter le débat sur les erreurs stratégiques commises avant le début du conflit par le haut commandement de l'armée française.


Irrité par l'orientation que prend ce procès, Adolf Hitler décide alors d'intervenir : il reproche aux juges français de chercher les causes de la défaite de la France plutôt que de rechercher ceux qui ont déclarés la guerre à l'Allemagne.


Le 5 avril, arbitrairement condamnés par Pétain, les inculpés de ce procès sont brusquement incarcérés en France ou déportés en Allemagne et, le 11, la procédure est suspendue. La Cour suprême de Riom sera définitivement supprimée en mai 1943.