Le 14 mai 1948, lors de la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël, David Ben Gourion affirme en tant que 1er chef du gouvernement que ce nouveau pays "sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays" mais qu'il se "développera au bénéfice de tous ses habitants" et qu'il "assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe".

1996-Benyamin Netanyahou

En 1940, quelques temps avant son décès, Vladimir Zeev Jabotinsky, principal fondateur d'un courant sionisme nationaliste et antisocialiste, se déclare partisan de doter Israël d'un président juif et d'un vice-président... arabe.

Il part du constat que le pays est majoritairement peuplé de juifs et, à l'instar de David Ben Gourion, qu'ils soient juifs ou arabes, il considère que les citoyens de l'Etat d'Israël doivent être égaux.

Mais Benzion  Netanyahou, secrétaire de Jabotinsky, opère un net virage idéologique après la mort du dirigeant historique de la droite nationaliste israélienne...

Désormais, Netanyahou n'a de cesse de marteler que l'antisémitisme menace en permanence les juifs de l'extermination, au premier rang desquels se trouvent ceux d'Israël.

Puis, Benzion Netanyahou confie à son fils Benyamin la mission de faire connaître ses idées... 

Benyamin Netanyahou écrit alors plusieurs livres dans lesquels il dénonce, entre autre, la naïveté des "gauchistes" qui pensent que les arabes n'auraient désormais plus l'intention de détruire Israël.

Lorsqu'il accède au pouvoir en 1996, il reste fidèle à sa ligne politique et fait une timide première tentative d'instauration de ce qui ressemble à un d'apartheid. En filigrane, son objectif est déjà de priver les arabes israéliens de leurs droits civiques et de leurs terres... 

(source Le Monde Diplomatique 09/2018)