L'extrême-gauche italienne, qui occupe le devant de la scène médiatique à partir de 1964, se radicalise de plus en plus. Dans le même temps, le pays va également connaître plusieurs tentatives de coups d'état de l'extrême-droite, mais l'opinion publique italienne n'en entend pratiquement pas parler. La 1ère survient en 1964 : le chef des carabiniers de Rome met sur pied le Plan Solo, qui prévoit la prise de la ville...

1974-Edgardo Sogno

Mais, mal préparé, le projet est annulé au dernier moment.

Puis, en décembre 1970, le fasciste Valério Borghese et son groupe de paramilitaires organisent un putsch qui est déjoué de justesse.

Menée par le commandant Amos Spiazzi, une 3ème tentative a lieu dans la province de Vérone, en 1973. Elle a pour nom de code Rose des vents mais ne permet pas plus à Spiazzi de prendre le pouvoir.

Sous le nom de Le Coup blanc, un 4ème coup d'état est fomenté en août 1974. Il regroupe les participants des 2 précédentes tentatives...


C'est le comte Edgardo Sogno Rata del Vallino di Ponzone, ancien dirigeant du mouvement monarchiste italien, qui en prend le commandement.


Informé par ses services, le ministre de l'intérieur Paolo Emilio Taviani ordonne aussitôt l'arrestation d'Edgardo Sogno et de ses comparses.

La presse ne parlant alors que des Brigades Rouges, les Italiens ne prennent vraiment connaissance de ces 4 tentatives qu'après 1974. Ils apprennent également que les fascistes italiens ont noués des liens avec les militaires grecs au pouvoir dans leur pays. Le comte Sogno, arrêté en mai 1976, est ibéré en juin et est acquitté en 1978. Il meurt en 2000 et a droit à des funérailles nationales, au nom de son passé de résistant.